Seule une poignée de tueurs en série se voient exonérés d’un pseudonyme. Jeffrey Dahmer, Ted Bundy, John Wayne Gacy, entre autres, ont eu la chance d’avoir leur triste renommée associée à leur nom de famille. D’autres, se font connaître aux yeux du public par le biais du surnom qui leur est attribué par la presse ou la police. Celle-ci semble ne jamais manquer d’imagination lorsqu’il s’agit d’inventer ces noms de plumes originaux, terrifiants, voire satiriques dans certains cas. Voici 35 des meilleurs surnoms dont ces monstres sanguinaires ont été imputés.
Ces pseudonymes permettent de mettre un nom sur un tueur en série ou un criminel à l’heure où leur identité n’a pas encore été révélée au grand jour ou pour nommer les auteurs de Cold Cases. Ils sont le plus souvent donnés par les enquêteurs ou les médias et sont établis sur la base de plusieurs critères, tels que le modus operandi, le lieu ou l’arme du crime, le point commun des victimes ou une caractéristique physique propre au tueur.
Hommes tueurs :
- Francis Heaulme : le routard du crime

Tout bascule pour Francis Heaulme lorsque sa mère bien aimée le quitte des suites d’un cancer, alors qu’il avait tout juste 25 ans. Son seul pilier contre la violence répétée et cruelle de son père s’effondre alors et déclenche en lui dépression noire et alcoolisme. Le jeune homme aux lourds antécédents psychologiques deviendra ainsi SDF et errera sur les routes de France où il tuera, sans remords, toute âme qui croisera son chemin, lui donnant le triste surnom de « routard du crime ». Adolescente, jeunes garçons, vieille dame, retraités… peu importait l’apparence de ses victimes, au tueur en série qui laissera derrière sa route sanguinaire, onze victimes connues.
- William Macdonald : Le Mutilateur

Si son nom de famille vous évoque le géant du fastfood mondial, le mutilateur ne vous fera pas d’hamburgers à diner. Sa spécialité à lui, aurait plutôt tendance à vous couper l’appétit, puisqu’il avait la fâcheuse tendance de couper les testicules et pénis de ses victimes, repérées au préalable dans des bars gays, après les avoir tués d’une dizaine de coups de couteaux, assénés à la tête et au cou. Celui qui est considéré comme le premier tueur en série australien porte bien son surnom… Bon appétit !
- Ed Gein : La goule de Plainfield

Endoctriné dès sa tendre enfance par une mère religieuse fanatique lui inculquant la haine des femmes et leur association au pêché, Ed Gein la voyait comme une déesse et vouait une foi inébranlable en ses enseignements. Sa mort a été une véritable tragédie pour le jeune homme attardé et coupé de toute vie sociale par sa marâtre.
Se retrouver seul et isolé, éveilla en lui des fantasmes nécrophiles inavoués et il se mit à profaner les tombes de femmes fraichement enterrées dans les cimetières locaux, pour y dérober leurs cadavres afin d’accroître sa collection.
Lors de la fouille de la ferme de l’horreur, les policiers feront la macabre découverte qu’elle était en grande partie décorée avec des restes humains. En plus de ses goûts douteux en matière de décoration d’intérieur, Ed se travestissait régulièrement avec la peau de ses victimes en enfilant son « costume de peaux » : une sorte de patchwork assemblé avec plusieurs cadavres de femmes…
- Ed Kemper : Le dévisseur de têtes / L’ogre de Santa Cruz

Parents violents et enfance chaotique, sont souvent un point commun chez les tueurs en série et Ed Kemper ne fait pas exception ! Sa mère le haïssait profondément et que dire de sa grande sœur, dont l’innocence de l’enfance, ne l’a pas empêché d’essayer de le tuer à deux reprises.
Edmund, de son vrai nom, commet son premier crime à seulement 15 ans en tuant ses grands-parents qui le bâtaient régulièrement, ce qui lui vaut un aller direct pour l’hôpital psychiatrique où il sera interné jusqu’à sa majorité.
C’est à sa libération que la sinistre série de meurtres commence… L’impressionnant monstre de 2.06m, 136kg et 145 de QI, tuera six étudiantes en les décapitant à mains nues. Et puisque la folie et la barbarie prennent souvent la forme de la nécrophilie chez les monstres, il violera leurs cadavres et s’offrira des fellations avec leurs têtes décapitées. Toujours animé par le désir profond de se venger de sa mère, il enterrera les têtes de ses jeunes victimes dans son jardin, le regard tourné vers sa chambre pour la hanter… Il effectuera ensuite le même rituel morbide sur sa mère avant de se rendre à la police.
- Gerald Parker : Le bourreau des Chambres

Toxicomane et alcoolique aguerri à seulement 10 ans, il laissera dans son sillage meurtrier, cinq jeunes femmes entre 17 et 31 ans, sauvagement battues et violées dans leur chambre à coucher.
Une sixième victime est à déplorer, une femme enceinte ayant survécu au traumatisme de son passage. Son agression fut d’une telle violence qu’elle perdit son bébé et demeurera, jusqu’à la fin de ses jours, déficiente mentale et incapable de communiquer d’une quelconque manière… Avant l’arrestation du réel coupable, Gerald, en 1996, c’est son mari, Henri Lee Green, qui a écopé de 16 ans de prison ferme pour le meurtre de son enfant et la tentative de meurtre sur sa femme. Il a été disculpé et libéré, mais les 620 000 euros offerts par le gouvernement en dédommagement, ne sauront effacer les seize années de sa vie perdues à jamais…
Le réel coupable, lui, attend patiemment l’heure de son exécution depuis 1999 dans le couloir de la mort…
- Herbert Baumeister : Dr Jekyll & Mr Hyde

Diagnostiqué très jeune schizophrène, mais n’ayant jamais reçu le moindre traitement médical pour y pallier, il y avait fort à parier que le déviant et étrange Herbert, se laisserait aller à ses penchants les plus sinistres.
Suspecté par sa femme et la police d’être le responsable de la disparition d’une dizaine d’homosexuels dans sa région, Herbert, voulant éviter son arrestation, se suicida après avoir passé la frontière.
En fouillant le foyer familial en décrépitude, faisant jadis la fierté de la famille semblant vivre « l’American Dream », les enquêteurs feront la macabre découverte de 5500 fragments d’os et de dents calcinés, représentant les restes de sept hommes dont seuls quatre ont pu être identifiés. La police lui attribut également les meurtres de neuf autres hommes dont les cadavres ont été retrouvés aux alentours. Cependant, en s’ôtant la vie, Herbert a emporté ses secrets à tout jamais avec lui dans sa tombe, là où personne n’est en mesure de les lui arracher…
- Joe Ball : L’Homme Alligator

Peu de personnes peuvent se vanter d’être passé par autant de reconversions professionnelles que Joe Ball. Ce texan a commencé par servir le front européen durant la Seconde Guerre Mondiale, puis s’est improvisé trafiquant de drogue, aubergiste à l’heure de la Prohibition, éleveur d’alligators dans son étang et enfin tueur en série.
Selon ses proches et témoins de l’époque, il aurait tué au moins une vingtaine de femmes et aurait jeté en pâture, leurs dépouilles, à ses charmants animaux de compagnie, détruisant ainsi toute preuve de ses crimes.
- Richard Cottingham : Le torso Killer

Sympathique personnage que le Torso Killer… Lui qui a violé, torturé, tué et démembré les cadavres de ces victimes, est pris d’une fascination morbide et d’une fierté malsaine pour ses propres meurtres…
Six victimes reconnues, mais d’après le tueur pervers, il y en aurait bien plus ! Entre quatre-vingts et une centaine selon ses dires. Et la liste ne fait que s’allonger, puisqu’entre les murs de sa petite cellule, dans laquelle il a été condamné à 258 ans de réclusion, Richard Cottingham résout des Cold Cases non élucidées de l’époque, en se plaçant en bourreau… En 2021, il avoue par exemple le double meurtre de deux adolescentes de 16 et 17 ans, tuées en 1974.
- Richard Ramirez : Le traqueur de nuit

Avec pour seule figure masculine que son cousin Miguel, il y avait fort à parier que le tueur en devenir était prédestiné à une vie violente. Ce charmant personnage contait à Richard, qui n’était encore qu’un enfant, ses meurtres et viols de l’époque de la guerre du Vietnam, le tout illustré par de scandaleux clichés.
Satanique et persuadé d’être le mal incarné, le « petit Richie » se livre à des crimes barbares en tabassant, violant, torturant et tuant 13 femmes chez elles, la nuit. D’où son surnom, inspiré également de sa chanson préférée : Night Prowler (rôdeur de nuit) du groupe AC/DC qu’il écoutait en boucle sur le trajet le menant à ses victimes.
Lui qui se disait habité par le malin, a passé 24 ans dans le couloir de la mort avant d’être finalement rattrapé par le mal qui le rongeait. Il meurt des suites d’un lymphome en 2013.
- Danny Rolling : L’éventreur de Gainesville – aux origines de Scream

Sous l’emblématique masque de la saga Scream : une histoire vraie, celle d’un monstre, Danny Rolling.
Peintre et chanteur raté, l’américain fit des crimes, sa nouvelle vocation. Il prit goût au sang dans sa ville natale de Shreveport en 1989, lorsqu’il massacra trois membres d’une famille, avant de tenter, sans y parvenir, de tuer son père abusif. Il s’enfuit de la ville qui a vu naître ses premiers meurtres, pour s’envoler en direction de Gainesville, où il tuera cinq étudiant(e)s en quatre jours seulement, durant le lourd mois d’août 1990. Cette série d’assassinats sanguinaires à l’Université de Floride, inspirera les réalisateurs de Scream pour la création de leur personnage de Ghostface.
- Alfredo Galan : Le tueur au jeu de cartes

Le tueur en série doit son surnom à sa signature : le corps inerte de chacune de ses victimes était retrouvé accompagné d’une carte de jeu. En l’espace de seulement trois mois, du 4 janvier au 18 mars 2003, Alfredo tuera six personnes et en blessera trois autres dans le sillage des villes espagnoles. Il se rendit à la police et avoua ses crimes en état d’ébriété avancé, le condamnant à 142 années de réclusion dans la prison de Soto del Real, près de Madrid. Cependant, en Espagne la loi est claire : aucun individu ne peut passer plus de 25 ans en prison. Le monstre diagnostiqué névrotique, anxieux et alcoolique, se retrouvera donc en liberté conditionnelle en 2028…
- Pierre Bodein : Pierrot le fou

Le tueur aurait-il feint la folie pour se dérober à la perpétuité ? Le fait est que les psychiatres et psychologues qui ont eu à l’étudier, regrettent amèrement leur premier jugement et de ne pas être parvenus à voir le malice à travers sa démence apparente… Enfermé dans le mutisme et animé par des épisodes psychotiques, celui qui avalait ses excréments devant la cour de Justice, est condamné, sans trop de surprises, comme aliéné. Tour de passe-passe et jeux de rôles, le monstre qui cumule les crimes n’a jamais voulu tomber le masque.
- Jacques Plumain : Le fantôme de Kehl

Plutôt réel pour un fantôme ! Ayant pour seul témoin la Lune majestueuse, c’est l’obscurité des nuits noires qu’il choisit pour théâtre de ses crimes.
Brisant ses chaînes, l’insaisissable et violent tueur en série fut le bourreau de trois femmes, qu’il envoya rejoindre les cieux, tenant ainsi compagnie à l’astre grisâtre solitaire…
- Nadir Sedrati : Le dépeceur du canal

De son surnom, l’image ne peut pas être plus limpide ! Escroc notoire, usurpateur sans pareil, Nadir Sedrati, français de nationalité, algérien d’origine, a dépecé trois de ses anciens codétenus, avant de jeter leur cadavre au fond d’un canal près de Nancy. Ainsi, non loin du rivage, on voyait flotter une tête découpée, un pied, une main… résultant de la barbarie du tueur aux frontières du cannibalisme.
- John George Haigh : Le tueur au bain d’acide

John était l’enfant de parents membre de sectes, qui l’élève dans la crainte de la punition divine et de celle du diable, faisant de lui un homme isolé et solitaire. Nourri de rêves violents en lien avec son endoctrinement, il sombre naturellement dans l’hystérie religieuse et rejette dès lors, toute forme d’association divine.
Le tueur en devenir bascule dans la criminalité et se prend d’une passion pour l’escroquerie, ce qui lui vaut plusieurs allers-retours dans des prisons londoniennes. La cupidité qui le ronge le mènera à assassiner six personnes avec pour seul mobile : l’argent.
Après le Fantôme de Kehl, c’est Dracula que le jeune homme veut imiter. Il boit le sang de ses victimes à l’aide d’une paille plantée dans leur jugulaire et puisqu’il est convaincu que si les cadavres disparaissent, il ne pourra pas être inquiété pour ses meurtres : il dissout les cadavres dans des bains d’acide sulfurique, lui donnant ce doux surnom.
- Alexandre Pitchouchkine : Le tueur à l’échiquier

Passionné d’échec, berceau de son enfance, le jeune russe avait pour vœux de remplacer les cavaliers, les fous, les tours, le roi et la reine, par de nouveaux pions : 64 cadavres seront alors empilés en symbolique du nombre de cases de son plateau de jeu favori.
Tueur violent certes, mais généreux ! Alexandre offrait toujours de la vodka à ses victimes avant de les abattre froidement à coups de marteaux.
- Michel Peiry : Le sadique de Romont

Celui qui est considéré comme « le mal incarné » et le pire tueur en série suisse depuis la Seconde Guerre Mondiale, triait ses victimes sur le volet : 11 jeunes hommes, des adolescents qui faisaient de l’auto-stop pour regagner leur foyer. Tous ont été livrés à des sévices sexuels innommables de la part du tueur pervers et leurs corps sans vie, calcinés. Vagabond, le sadique sévit aux quatre coins du monde, laissant des cadavres en ex-Yougoslavie, en France, en Italie et aux Etats-Unis.
L’affaire, qui date des années quatre-vingt, a vivement refait parler d’elle cette dernière décennie. Survivant du tueur, l’homme qui avait à l’époque, permis son arrestation, est lui-même jugé pour des faits similaires… L’ancienne victime du sadique s’est changé en bourreau, en attouchant son fils et ses deux belles-filles, tous âgés de moins de 10 ans au moment des faits et en violant une jeune adolescente de 14 ans.
- Paul Michael Stephani : Le tueur à la voix larmoyante

Prit de remords à chaque fois qu’il cédait à ses pulsions meurtrières, Paul confiait chacun de ces crimes aux autorités par appel. Ces aveux téléphoniques étaient marqués par des sanglots interminables et des cris déchirants, si bien que ceux qui ont reçu les coups de fil du tueur l’ont confondu avec une veuve hystérique… Pas très viril de la part de ce meurtrier violent et sanguinaire !
- Mamadou Traoré : Le tueur aux mains nues

En 1996, la terreur envahissait les foyers des 12e et 13e arrondissements de la capitale. Sans arme, à la seule force de ses poings, Mamadou Traoré s’en prenait à de jeunes parisiennes. Les coups étaient si violents, qu’ils laisseront les survivantes amnésiques et défigurées à vie. Deux de ses six victimes succomberont à ses sévices…
Puisque la prison ne fait pas d’effet à de tels monstres, son casier judiciaire s’étoffe encore avec les années. Sa violence persiste entre les quatre murs de sa petite cellule et les gardiens ne sont pas épargnés par ses accès de colère, cinq d’entre eux paieront les frais de ses mains puissantes.
- Cayetano Santos Godino : Le petit aux oreilles décollées

Surnom peu glorieux pour ce tueur né ! Nommé ainsi par les forces de l’ordre en raison de son physique disgracieux, c’est à seulement 8 ans que l’enfant tueur et pyromane s’attaque à un bébé pour la première fois. Entrainé au meurtre et à la torture sur animaux, le jeune argentin tue une petite fille de trois ans en l’étranglant et en l’enterrant vivante… Un crime d’une violence sans pareille, alors qu’il venait tout juste de souffler ses neuf bougies.
Cayetano, à seulement 16 ans, finit par être arrêté grâce à son père qui a dénoncé son fils aliéné aux autorités et est condamné pour le meurtre de quatre enfants, la tentative de meurtre sur sept autres et l’incendie volontaire de sept immeubles.
- Henri-Désiré Landru : Le Barbe-Bleue de Gambais

Histoire déjà sordide que celle du conte pour enfants de Barbe-Bleu… Celle de celui qui s’est inspiré de ses crimes imagés, sème davantage la terreur.
Profitant de la Première Guerre Mondiale, Henri-Désiré Landru, escroc de renom, est considéré comme le premier tueur en série français en étant accusé d’avoir sauvagement assassinée 11 femmes dont il a fait disparaitre les cadavres en les découpant et en les brûlant, de 1915 à 1919.
- Henry Lee Lucas : La main de la mort

Pour confirmer une fois de plus les clichés, ce tueur en série n’a pas échappé à une enfance tordue. Sa mère, prostituée dérangée et alcoolique violente, lui apprend dès son plus jeune âge à sacrifier des animaux pour avoir des relations sexuelles avec leurs cadavres. À la suite de ces pratiques barbares et inhumaines, Henry se met dès lors à associer systématiquement le sexe à la violence et à la mort.
Deux de ses amants l’aideront dans son sillage meurtrier et de viols, un homme Ottis Toole, puis une femme Becky, qu’il finira par tuer cruellement avant de disséminer les parties démembrées de son cadavre dans un champs.
Lors de son procès, impossible de déterminer le réel nombre de ses victimes… Malgré les 360 meurtres avoués par le tueur en quête de reconnaissance, seuls trois lui seront attribués avec certitude.
- Charles Sobhraj : Le Serpent / Les meurtres en Bikini

Le tueur franco-vietnamien est lié à pas moins d’une vingtaine de meurtres et d’escroqueries en Asie dans les 70’s. Mais après vingt ans passés sous les barreaux au Népal, c’est en liberté qu’il fêtera cette année ses 80 ans sur le sol français…
Le septuagénaire a été relâché en décembre 2022 de sa prison pour être extradé dans l’hexagone, où il est actuellement en croisade contre les autorités népalaises qu’il accuse d’avoir créer de fausses preuves de sa culpabilité pour l’inculper. Son avocate et lui, clame haut et fort depuis des années, à qui veut l’entendre, qu’il est innocent et qu’il a été accusé à tort !
Femmes tueuses :
- Aileen Wuornos : La demoiselle de la mort

Les femmes tueuses n’échappe pas non plus à leur lot d’enfance malheureuse… Entre un père pédophile et une mère absente, la jeune femme instable tombe rapidement dans la prostitution, jonglant entre alcool, drogue et abus. Elle rencontre celle qui sera l’amour de sa vie et sa maquerelle, Tyria Moore. Leur couple de « Thelma et Louise », vivent, sans réserve, le feu ardent de leur amour jusqu’à se brûler les ailes…
Prostituée aux traits marqués par les épreuves de la vie et son alcoolisme naissant, Aileen n’attire que des clients dérangés. En 1989, c’est la tentative de viol de trop. Elle décharge l’entièreté de son arme sur Richard Mallory. Six hommes feront les frais de sa misandrie aux commandes de sa folie meurtrière découverte. Alors qu’elle n’éprouve aucune culpabilité à avoir tuer ces « porcs » à son procès, celle qu’elle croyait être son âme sœur, l’accable davantage. C’est le cœur brisé, qu’elle sera exécutée en prison en 2002, avec une haine viscérale pour les hommes et la race humaine…
- Christine Malèvre : L’infirmière de la mort

Avec le sentiment d’être investie de la mission de délivrer ses patients, de la maladie qui les rongent, celle qui exerçait en tant qu’infirmière à Mantes la Jolie, tuera au moins six des malheureux souffrants à sa charge par surdose. La plupart n’étaient pas en soin palliatifs, alors espérons que ses patients n’étaient pas seulement atteints d’un rhume pour mériter de se faire euthanasier !
- Leonarda Cianciulli : La Saponificatrice de Correggio

En diseuse de bonne aventure, cette pseudo voyante a tué trois de ses clientes pour les recycler en gâteaux et savons. Son commerce florissant de savonnettes porte bonheur, confectionnées avec le sang de ses victimes, prospérait bien à Correggio dans les années 40. Tueuse en série et cannibale italienne, elle a passé trois mois en hôpital psychiatrique avant d’être condamnée à trente ans de réclusion dans la prison de Pouzzoles.
- Nannie Doss : La grand-mère ricaneuse

Folie meurtrière ou vengeance passionnelle ? Quoi qu’il en soit, il ne valait mieux pas faire partie de l’entourage de Nannie Doss. Lien de sang ou lien du mariage, elle n’en avait que faire, quatre de ses cinq époux ont péri lors de leurs noces avec la terrible veuve noire, ainsi que toute sa famille proche, dont sa propre mère… Onze victimes : Neuf proches et deux enfants, au moins, payent le coût de leur relation avec celle qu’on surnommera « la grand-mère ricanneuse » lors de son procès car elle ne parvenait pas à contenir ses rires nerveux lors de son procès.
- Magdalena Solis : La grande prêtresse sanguinaire

Orpheline née au Mexique dans les années 40, le frère de Magdalena l’oblige à se prostituer dès son plus jeune âge. Dans ses déboires, elle fait la rencontre fortuite de deux frères à l’origine d’une secte soumettant les habitants de la petite ville à des offrandes sexuelles prenant la forme d’orgies sous drogues. Elle intègre la secte inca en tant que réincarnation de la déesse Cōātlīcue. Au fil des rituels, Magdalena confond réalité et mensonges et prend le contrôle de la secte, tous ses membres se soumettent ainsi aux moindres désirs de la prétendue divinité. Entre cannibalisme, chemsex et bains de sang, le culte laissera dans son sillage, huit cadavres, dont deux policiers, en l’espace de seulement six semaines.
- Dorothea Puente : La tueuse de vieux

Ne vous fiez pas à ses airs de « mamie-gâteau », Dorethea Puente est l’une des tueuses en série américaine les plus tristement célèbres. Dénuée de tout sens moral et d’empathie, elle droguait ses pensionnaires les plus âgés ou les plus déficients mentaux pour leurs dérober leurs chèques. Suite à un premier séjour en prison, la « tueuse de vieux » est de nouveau incarcérée, cette fois condamnée à la prison à vie suite à la découverte de neufs cadavres enterrés dans le jardin de sa maison. Elle aurait encaissé pas moins de 60 chèques au nom de ses victimes post-mortem. Comme quoi, l’argent ne fait pas toujours le bonheur !
- Beverly Allitt : L’ange de la mort

Mythomane ou atteinte du syndrome de Münchhausen, Beverly devient infirmière à l’âge adulte pour exercer dans son endroit préféré : l’hôpital. Nouvelle recrue en pédiatrie, elle y débutera sa série de meurtres d’enfants au jeune âge de 22 ans. Quatre assassinats et neuf tentatives de meurtres plus tard, elle est condamnée à la réclusion à perpétuité. D’ange gardien à ange de la mort, son basculement vers le vice macabre inspire un documentaire : Born to kill en 2012.
- Vera Renczi : La jolie roumaine ou Madame Barbe bleu

Véritable Don Juan au féminin, cette aristocrate roumaine aux charmes incontestables envoûtaient les hommes grâce à sa beauté « fatale », au sens propre… Ses deux maris, son fils et 32 de ses amants paieront les frais de son emprise mortelle, tous empoisonnés à l’arsenic. Dans son château de Berkerekul, dans l’actuelle Serbie, les inspecteurs découvriront pétrifiés 35 cercueils en zinc avec les restes, en décomposition avancée, de ses victimes dans sa crypte. La jeune veuve noire avoue tout : elle aimait s’y rendre régulièrement pour savourer une coupe de champagne en parlant à ses amants décédés. Condamnée à la prison à perpétuité, sa démence et schizophrénie avancée y prospèrent et la conduisent à finir ses jours dans un asile en 1960.
Couples tueurs :
- Charles Starkweather & Caril Ann Fugate: Les Natural Born Killers

Charles, ancien enfant modèle devenu bad boy à cause d’un sévère harcèlement lié à ses jambes déformées, développe une philosophie peu engageante : « Les morts sont tous au même niveau. » À 18 ans, il tombe fou amoureux de Caril Ann Fugate, 13 ans, quitte l’école et trouve un job minable juste pour la voir.
Un jour, lassé d’être un perdant, il applique sa théorie en éliminant la famille abusive de Caril, y compris sa petite sœur de 2 ans. En cavale, le couple sème une traînée de cadavres façon Bonnie et Clyde.
Charles finit sur la chaise électrique en 1959, tandis que Caril, sa complice consentante, condamnée à la prison à vie, est libérée en 1976. Elle se remarie en 2007, prouvant que l’amour, même après un carnage, trouve toujours une seconde chance.
- Karla Homolka et Paul Bernando : Ken et Barbie

Surnommés ainsi en raison de leurs plastiques et sûrement aussi de leur manque de QI, les deux amants dérangés seraient presque devenus serial killers malgré eux…
Fous amoureux et jeunes mariés, leur idylle est pourtant très loin d’être un conte de fée…
Frustré de ne pas être la première fois de sa femme, Paul lui demande en cadeau de mariage… la virginité de sa petite sœur… Infirmière mais incompétente, la jeune femme accepte mais dose mal les somnifères, tuant ainsi sa cadette.
Incapable de réaliser la simple tâche d’endormir leurs proies, elle excède son charmant époux qui commence à la battre violemment alors qu’ils laissent encore deux autres victimes « accidentelles » derrière leur passage…
Au bout de la quatrième femme malencontreusement tuée de ses mains et un énième passage à tabac de la part de son tendre époux, la jeune mariée reprend enfin ses esprits et se dit qu’il serait peut-être grand temps de se rendre à la police…